Extrait du discours Monsieur Nicolas Sarkozy
Regardez le monde, tous les Etats sont à l’offensive.
La concurrence devient impitoyable, la conquête des marchés devient une lutte sans merci, les identités menacées se raidissent et la colère des peuples qui ont le sentiment de perdre la maîtrise de leur destin s’exprime.
Pour répondre à cette colère, il n’y a que la volonté politique.
Le monde est plein d’opportunités et en même temps de menaces. Les hommes et les capitaux circulent, tout se mélange. Les cultures s’entrechoquent, les religions et les civilisations, sur fond de guerre économique, de bouleversements technologiques, de réchauffement climatique et de bulle spéculative.
Et la détestation de soi est toujours le commencement de la détestation de l’autre. Pour pouvoir aimer les autres, il faut être capable de commencer par s’aimer soi même
C’est une question d’honneur et l’honneur, pour moi, est une vertu cardinale pour un homme, comme pour une nation. Il n’y a pas de grande nation si l’honneur n’est pas une vertu première.
Il n’y a pas de grande nation si l’honneur n’est pas une vertu première.
Napoléon, en achevant la Révolution, n’a pas dit que la France commençait avec lui, il a dit : « De Clovis au Comité de Salut Public, j’assume tout ».
Il y a ceux qui veulent un Président de la République qui sera le porte-parole d’une partie de la France contre l’autre et il y a ceux qui veulent un Président qui parlera au nom de tous les Français. Je veux parler au nom de tous les Français car le président de la République est l’homme de la nation et l’homme d’un clan, d’une secte, d’un parti.
Je vais le dire simplement, sans hausser le ton : il n’y a pas de place en France pour la polygamie, pour l’excision, pour les mariages forcés, pour le voile à l’école, pour la haine de la France.
Mais qu’est-ce qu’une politique de l’immigration qui ne viserait pas l’intégration sinon une politique qui encouragerait le communautarisme ?
La lutte contre le communautarisme commence à l’école.
C’est par l’école que la France, si diverse et tant de fois déchirée, s’est rassemblée autour d’une culture commune et d’une morale partagée. J’ose le mot, morale, il ne me fait pas peur. Autour d’une même idée de l’homme.
L’école respectait les enfants, les enfants respectaient les enseignants, les enseignants respectaient les parents.
Cette école voulait que les parents ne fussent choqués en rien par l’enseignement dispensé
Les professeurs, elle reconnaissait leur mérite, elle les valorisait, elle les soutenait. Ils avaient une place de choix dans la société.
130 ans et qui est d’une modernité extraordinaire. C’est la lettre de Jules Ferry. Il s’adressait ainsi aux instituteurs :
« Monsieur l’instituteur,
Déjà, on se sent dans une civilisation…
Vous êtes l’auxiliaire du père de famille : parlez donc à son enfant comme vous voudriez qu’on parlât au vôtre.
Il ne suffit pas que vos élèves aient compris et retenu vos leçons ; il faut surtout que leur caractère s’en ressente.
Vous avez flétri l’égoïsme et fait l’éloge du dévouement : ont-ils, le moment d’après, abandonné un camarade en péril pour ne songer qu’à eux-mêmes ? Votre leçon est à recommencer. Et que ces rechutes ne vous découragent pas ! Ce n’est pas l’œuvre d’un jour que de former une âme libre. »
C’était une école qui récompensait le travail, qui promettait la liberté, qui parlait de dignité et de promotion sociale
Ceci est une véritable anecdote. Il s’est trouvé un instituteur pour demander à ses élèves d’imaginer une autre fin au Cid. A-t-on jamais rien vu de plus ridicule ?
Un jeune d’un quartier me disait un jour que ce n’était pas avec l’école qu’ils avaient un problème, ni avec l’emploi, c’est avec l’amour. Parce que quand on n’apprend pas à aimer, qu’on ne sait pas aimer, on ne sait pas communiquer
Nous ne bâtirons pas la même société si nous ne décidons pas d’inculquer à l’école le goût de l’effort, du travail et de récompenser le mérite.
Il faut refaire de l’école une école du respect.
Il faut refaire de l’école une école où il y ait de l’autorité.
Mais quand le maître rentre dans la classe, il me semble naturel que les élèves, en signe de respect, se lèvent pour témoigner à leur maître le respect de celui qui va leur apprendre.
Si l’enfant qui fait quelque chose de mal n’est pas sanctionné ?
Si le maître ne fait pas respecter son autorité, tout en respectant dans chaque enfant les possibilités infinies de l’adulte en devenir ?
Le courage c’est ne jamais laisser impuni le jeune qui commet une faute.
Le courage c’est que la sanction soit rapide et proportionnée à la faute pour que l’enfant ou l’adolescent mesure la gravité de son geste.
Et la fraude, chacun devrait le savoir, c’est le contraire de la République.
La fraude, c’est le contraire de la justice.
La fraude, c’est un impôt forcé sur ceux qui travaillent dur.
Si je suis président de la République, je n’accepterai pas qu’on dilapide votre argent en laissant impunis des fraudeurs, des tricheurs et des truqueurs. Voilà ma conception de la République française.
http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=43791
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